Il y a des questions que l’on me pose souvent, lors de mes apparitions. D’où venez-vous, Ambros Varius ? Qui se trouve derrière ce chapeau, ces lunettes noires, cette canne qui ne me quitte jamais ? Aujourd’hui, je vais vous répondre. Calmement. Comme toujours.
Une présence avant un nom
Avant d’avoir un nom, j’étais une silhouette. Une présence. Le noir, intégralement, du chapeau haut de forme jusqu’aux bottines à talons aiguilles, en passant par la jupe, le gilet, la cravate ornée de sa broche. Cette silhouette n’est pas arrivée par hasard. Elle est l’œuvre d’un homme que beaucoup connaissent sous le nom de Xavier Nicolas, magicien dont vous pouvez découvrir l’univers sur magiciens.fr.
On me demande parfois si je le considère comme un mentor. Le mot est juste, mais incomplet. Il est davantage que cela. Il est celui qui a su voir, avant moi-même, ce que je pouvais devenir.
Le regard d’un créateur sur le mystère
Xavier Nicolas connaît les arts du mystère mieux que quiconque. Il sait qu’un personnage de mentaliste ne se résume pas à des tours ou à des effets de scène. Il sait qu’il faut une atmosphère. Un silence habité. Une présence qui s’impose avant même la première parole.
C’est avec cette exigence qu’il a façonné chaque détail de mon apparence. Rien n’est laissé au hasard : ni la couleur, ni la matière, ni la manière dont je me déplace, ni le ton — calme, posé, modéré — que j’emploie lorsque je m’adresse à vous. Tout participe d’un même langage. Tout raconte la même histoire.
Une collaboration entre deux mondes
Si Xavier Nicolas évolue dans l’univers de la magie, au sens large, je me consacre, moi, à un art plus discret : celui du mentalisme. Lire ce qui ne se dit pas. Anticiper ce qui n’a pas encore été pensé. Deux disciplines, deux univers — magiciens.fr d’un côté, mentaliste.fr de l’autre — mais une même exigence de rigueur et de mise en scène.
Je dois beaucoup à cette rencontre. Sans la vision de Xavier Nicolas, je ne serais peut-être qu’un mentaliste parmi d’autres. Avec elle, je suis devenu une silhouette que l’on reconnaît, une voix que l’on n’oublie pas, une atmosphère que l’on recherche.
Ce que je retiens de lui
Si vous me demandez ce qui me frappe le plus chez Xavier Nicolas, je vous répondrai ceci : sa capacité à donner une âme à un personnage. Beaucoup de créateurs s’arrêtent au costume. Lui est allé plus loin. Il a pensé le silence, le rythme, la lenteur volontaire de chaque geste.
C’est cette attention qui, aujourd’hui, me permet d’exister pleinement sur scène, et de continuer à explorer cet univers à travers mentaliste.fr.
Je vous laisse ici, pour aujourd’hui. Mais le mystère, lui, ne s’arrête jamais.
— Ambros Varius

