Ambros Varius, magicien mentaliste : haut-de-forme, canne et accessoires de scène

Journée mondiale contre la douleur : comprendre et agir le 16 octobre

Par Ambros Varius, magicien mentaliste

Chaque 16 octobre, la Journée mondiale contre la douleur invite à regarder en face une réalité trop souvent invisible : des millions de personnes vivent au quotidien avec une douleur chronique, physique ou associée à une maladie. Portée par les sociétés savantes et relayée par des associations de patients, cette journée rappelle que la douleur n’est pas une fatalité et qu’elle peut, dans bien des cas, être mieux comprise et mieux prise en charge. C’est l’occasion de s’informer, d’en parler et de soutenir celles et ceux qui la combattent au quotidien.

Bougie et fleur blanche, symbole de la journée mondiale contre la douleur

En bref

  • Date : 16 octobre, chaque année
  • Origine : Lancée par l&039;IASP (International Association for the Study of Pain) en partenariat avec l&039;OMS
  • Objectif : Sensibiliser à la douleur chronique et à sa prise en charge
  • En France : Relayée notamment par la SFETD, la société savante de référence sur la douleur
  • Chiffre clé : Environ 12 millions de personnes vivraient avec une douleur chronique en France, selon la SFETD

Origine et histoire

La Journée mondiale contre la douleur trouve sa source dans une initiative européenne : dès 2001, l’EFIC (European Federation of IASP Chapters) organise une première Journée européenne contre la douleur, en octobre, pour alerter sur l’ampleur de la douleur chronique sur le continent. En 2004, l’IASP (International Association for the Study of Pain), association scientifique internationale de référence sur l’étude de la douleur, étend cette démarche à l’échelle mondiale en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé, fixant la date au 16 octobre.

L’objectif initial demeure : rappeler que la douleur insuffisamment traitée a un coût humain et social considérable, et qu’elle mérite une attention médicale et politique à la hauteur de son ampleur.

Signification

Cette journée poursuit un objectif précis : faire reconnaître la douleur chronique comme un problème de santé à part entière, et non comme un simple symptôme secondaire d’une autre maladie. Pendant longtemps, la douleur a été perçue comme une conséquence inévitable à endurer, plutôt que comme une maladie pouvant elle-même être diagnostiquée, évaluée et traitée.

La journée met aussi en lumière les inégalités d’accès aux traitements antidouleur dans le monde, qu’il s’agisse de médicaments, de techniques de prise en charge non médicamenteuses ou de consultations spécialisées. Elle encourage enfin le dialogue entre patients et soignants, car la douleur reste difficile à objectiver et nécessite une écoute attentive pour être correctement évaluée et accompagnée.

Date et chiffres clés

On parle de douleur chronique lorsqu’elle évolue depuis plus de trois mois ; selon les enquêtes menées sur le sujet, elle toucherait près d’une personne adulte sur cinq en France.

En France

En France, la SFETD joue un rôle central dans l’organisation d’actions autour de cette journée : diffusion d’informations grand public, relais auprès des professionnels de santé et soutien à la recherche sur la douleur. Le ministère de la Santé recense par ailleurs plus de 250 structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique sur le territoire, qu’il s’agisse de consultations, d’unités ou de centres dédiés.

Des associations de patients, comme l’Association francophone pour vaincre les douleurs (AFVD), complètent ce dispositif en proposant écoute, information et plaidoyer auprès des pouvoirs publics. Cette journée est aussi l’occasion, pour les patients, de faire connaître leur parcours de soins et les difficultés qu’ils rencontrent encore pour accéder à une prise en charge adaptée.

Dans le monde

À l’échelle internationale, l’IASP fédère des sociétés nationales d’étude de la douleur dans plus d’une centaine de pays et coordonne chaque année une campagne thématique mondiale, reprise localement sous diverses formes : conférences publiques, actions dans les hôpitaux, publications scientifiques ou campagnes sur les réseaux sociaux. L’EFIC, à l’origine de la démarche, continue de coordonner les initiatives à l’échelle européenne.

Cette journée s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de reconnaissance de la douleur comme enjeu de santé publique, porté par l’OMS, qui a progressivement intégré la question dans ses recommandations sur les soins palliatifs et la gestion de la douleur, notamment dans les pays à ressources limitées où l’accès aux traitements antidouleur reste très inégal.

Idées concrètes pour y participer

Il est possible de marquer cette journée simplement, à son échelle. S’informer sur les mécanismes de la douleur chronique auprès de sources fiables, comme la SFETD ou le Centre national de ressources de lutte contre la douleur, permet déjà de mieux comprendre ce que vivent les personnes concernées.

  • Parler de sa douleur sans minimiser ce que l’on ressent, lors d’une consultation médicale.
  • Relayer les ressources d’associations reconnues auprès de son entourage.
  • Soutenir une association de patients par un don ou du bénévolat.
  • Partager des informations fiables sur les réseaux sociaux pour lutter contre les idées reçues sur la douleur.

Ces gestes simples contribuent, à leur mesure, à faire reculer l’isolement souvent ressenti par les personnes souffrant de douleurs chroniques.

Le saviez-vous ?

La douleur chronique n’est officiellement reconnue comme maladie à part entière dans la Classification internationale des maladies de l’OMS que depuis sa onzième révision, entrée en vigueur en 2022, alors que les premières journées de sensibilisation existaient déjà depuis plus de vingt ans. Ce décalage illustre le temps nécessaire pour faire évoluer les cadres médicaux officiels.

Autre fait peu connu : l’IASP, à l’origine de cette journée mondiale, a été fondée en 1973 et reste aujourd’hui l’une des plus grandes organisations scientifiques consacrées exclusivement à l’étude de la douleur, rassemblant chercheurs, cliniciens et professionnels de santé du monde entier.

Associations à soutenir et où faire un don

Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD)

Société savante française de référence sur la douleur, elle fédère les professionnels de santé et diffuse des ressources d'information pour le grand public.

Site officiel

France Assos Santé

Union nationale des associations agréées de patients et d'usagers du système de santé, qui défend l'accès à des soins adaptés, dont la prise en charge de la douleur.

Site officiel

Organiser une soirée ou une collecte de soutien contre la douleur chronique

Marquer cette journée collectivement peut prendre des formes simples et concrètes :

  • Un stand d’information tenu avec une association locale ou nationale, pour présenter les ressources existantes et répondre aux questions.
  • Une soirée de soutien, avec une collecte de dons reversés à une association comme la SFETD ou France Assos Santé.
  • Un temps d’échange entre patients, proches et soignants, pour libérer la parole autour de la douleur sans tabou.
  • Une invitation à un professionnel de santé pour un éclairage accessible sur la prise en charge actuelle.

Dans ce type de rassemblement, un moment de mentalisme peut, en ouverture ou en respiration entre deux temps forts, créer une attention commune et du lien entre les participants, avant de revenir au cœur du sujet. Rien n’empêche d’associer légèreté et gravité, du moment que le ton reste respectueux de ce que traversent les personnes concernées.

Magie et curiosité : Le flou qui disparaît

Pour la Journée mondiale contre la douleur, dont le thème est comprendre et agir, ce petit tour est une belle porte d’entrée vers une idée essentielle : notre cerveau ne perçoit pas tout en continu, il filtre ce qui ne change pas. C’est une façon douce et ludique d’amener une discussion sur la perception et l’attention.

  • L’effet : En fixant un point, la tache de couleur autour disparaît peu à peu.
  • Le matériel : Une feuille avec une grosse tache floue de couleur au crayon, un point noir au centre.
  • Difficulté : Facile, sans entraînement
  • Durée : 2 minutes
  • Pour qui : Tout public, dès 8 ans

Avant de commencer

Avant la soirée, dessinez au crayon de couleur une grosse tache aux contours très flous, en estompant bien les bords avec le doigt ou un tortillon, et placez un petit point noir bien net au centre. Préparez une ou deux feuilles d’avance, au cas où vous souhaiteriez recommencer devant quelqu’un d’autre.

Ce que vous dites au public

Présentez la feuille avec un air mystérieux, comme s’il s’agissait d’un test de perception extraordinaire. Vous pouvez dire : « Je vais vous montrer quelque chose que votre cerveau fait sans que vous le sachiez. Il va littéralement effacer une partie de la réalité sous vos yeux. » Tendez la feuille au spectateur et ajoutez : « Fixez uniquement le point noir, sans bouger les yeux, même si vous avez envie de regarder ailleurs. » Laissez le silence s’installer, puis demandez doucement : « Que voyez-vous se passer autour du point ? »

Le secret, pas à pas

  1. Présenter la feuille

    Montrez la feuille à bout de bras ou posez-la devant le spectateur, bien à plat et bien éclairée. Insistez sur le fait qu’il doit regarder uniquement le petit point noir au centre, pas la tache colorée autour. Cette consigne est essentielle : c’est elle qui déclenche tout l’effet, alors prenez le temps de la répéter calmement avant de commencer le chronométrage.

  2. Donner la consigne de fixation

    Demandez au spectateur de fixer le point noir sans jamais bouger les yeux, même légèrement, et de ne pas cligner trop souvent. Précisez que c’est un exercice de concentration, presque une épreuve. Vous pouvez instaurer un petit défi amical : « Voyons si vous arrivez à ne pas bouger les yeux pendant vingt secondes. »

  3. Laisser s’écouler le temps

    Comptez silencieusement une vingtaine de secondes, sans parler, pour ne pas distraire le regard du spectateur. Le silence renforce la concentration et donne plus de poids au moment où l’effet apparaît. Observez son visage : souvent, une expression de surprise apparaît avant même qu’il ne dise quoi que ce soit.

  4. Révéler l’effet

    Demandez alors : « Que voyez-vous autour du point ? » La plupart du temps, le spectateur constate que la tache colorée s’est estompée, voire a complètement disparu, laissant presque une feuille blanche autour du point noir. Laissez-le exprimer son étonnement avant d’expliquer quoi que ce soit.

  5. Faire revenir la tache

    Invitez le spectateur à bouger les yeux, à regarder ailleurs sur la feuille ou à cligner plusieurs fois. La tache réapparaît aussitôt, comme par magie. Vous pouvez répéter l’expérience une ou deux fois pour confirmer l’effet et laisser le public s’émerveiller du phénomène qui se reproduit à chaque fois.

  6. Faire le lien avec le thème

    Profitez de ce moment pour glisser une réflexion : expliquez que le cerveau a tendance à ignorer ce qui reste identique trop longtemps, qu’il s’agisse d’une tache de couleur ou d’une sensation. C’est l’occasion d’ouvrir une discussion légère sur l’attention, la perception, et pourquoi il est important de rester à l’écoute de son corps.

Les erreurs à éviter

  • Faire une tache aux bords trop nets, ce qui empêche l’effet de fonctionner
  • Laisser le spectateur bouger les yeux avant la fin des vingt secondes
  • Parler ou faire du bruit pendant l’exercice, ce qui casse la concentration
  • Dessiner un point trop petit ou trop pâle, difficile à fixer longtemps

Pour aller plus loin

Vous pouvez refaire l’expérience avec une tache d’une autre couleur, ou proposer à plusieurs spectateurs de l’essayer en même temps pour comparer leurs ressentis. Cela permet de prolonger le moment d’échange sans rien changer à la méthode.

Pour finir en beauté

Concluez en révélant avec enthousiasme le nom du phénomène, l’effet Troxler, et rappelez que notre cerveau filtre sans cesse ce qui ne change pas, un principe qui peut aussi éclairer notre rapport à certaines sensations persistantes. Si l’effet ne fonctionne pas du premier coup, restez serein : demandez simplement au spectateur de recommencer en insistant bien sur l’immobilité du regard, cela suffit généralement à faire apparaître la magie.

Le conseil d’Ambros Varius : C’est l’effet Troxler : le cerveau cesse de voir ce qui ne change pas.

Envie d’autres idées ? Retrouvez tous les tours de magie faciles du calendrier, classés par thème, matériel et difficulté.

Ambros Varius et Journée mondiale contre la douleur

La Journée mondiale contre la douleur rejoint une conviction qu’Ambros Varius cultive depuis longtemps sur scène : l’attention portée à l’autre révèle souvent plus que les mots. Le mentalisme se nourrit de cette écoute fine des silences, des hésitations, des signaux discrets, une sensibilité proche de celle que demande l’accompagnement d’une douleur chronique, difficile à objectiver et à faire entendre. Sans prétendre à une quelconque expertise médicale, Ambros Varius tient à relayer cette journée, à encourager l’information auprès de sources fiables et le soutien aux associations qui accompagnent les personnes concernées. Pour marquer cette période avec justesse, mentaliste.fr se pare de teintes apaisantes, entre bougie, fleurs et étoile d’espoir.

Questions fréquentes

Pourquoi la Journée mondiale contre la douleur a-t-elle lieu le 16 octobre ?

Parce que l&039;IASP a choisi cette date en 2004 pour mondialiser la Journée européenne contre la douleur initiée par l&039;EFIC trois ans plus tôt.

Qui organise cette journée ?

L&039;IASP la pilote au niveau mondial avec l&039;OMS ; en France, la SFETD et des associations de patients en assurent le relais.

Combien de personnes sont concernées par la douleur chronique en France ?

Environ un adulte sur cinq, soit quelque 12 millions de personnes selon la SFETD.

La douleur chronique est-elle reconnue comme une maladie ?

Oui, depuis 2022 et l&039;entrée en vigueur de la CIM-11, la classification de référence de l&039;OMS.

Comment puis-je participer à cette journée ?

En s&039;informant auprès de sources fiables, en relayant des associations reconnues ou en les soutenant par un don ou du bénévolat.

Pour aller plus loin

Cette page a une vocation d’information et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Découvrez aussi les autres fêtes et journées du calendrier qu’Ambros Varius met à l’honneur sur son site.

Pourquoi Ambros Varius consacre-t-il des pages aux fêtes et journées de l’année ? Découvrez la démarche de ce calendrier.

Vous organisez une soirée de soutien ?

Pour accompagner un événement solidaire autour de cette journée, un moment de mentalisme peut aider à créer de l'attention et du lien entre les participants. Contactez Ambros Varius pour en parler.

Envie d’apprendre un tour de magie ? Découvrez tous les tours de magie faciles du calendrier, classés par thème, matériel et difficulté, et expliqués pas à pas par Ambros Varius.

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